A ce stade, a-t-on encore besoin d’un avocat ?
Voila des frais désormais inutiles pensent certains puisque avec la faillite les loyers arriérés sont quasiment toujours perdus : ils se trompent car il reste beaucoup à faire pour que l’avenir ne soit pas encore plus sombre.
Après avoir perdu des trimestres voire des années de loyers impayés, rien n’est pire que de :
- se voir imposer des loyers dérisoires pour neuf ans ou plus,
- voir son logement invendable,
- avoir a payer des charges de copropriété ou des travaux supérieurs au nouveau loyer.
C’est pourtant ce qui arrive pour des résidences qui n’ont pu se faire conseiller en temps utile.
Ainsi on se souvient de certaines résidences gérées par RESIDHOTEL qui se virent imposer par le tribunal un repreneur si sérieux, QUIETUDE, que lui aussi tombera en faillite moins de six mois après avoir repris leurs baux.
Nombreux sont ceux qui ont été trompés une première fois lors de l’achat avec les promesses de rendement et de défiscalisation, vantées par des conseillers financiers rémunérés non par le client mais par le promoteur.
Une deuxième fois ils ont aussi été trompés dès les premiers loyers impayés lorsqu’à tort on leur a fait croire qu’il fallait patienter, donner sa chance au gestionnaire, attendre une recapitalisation, un actionnaire miracle comme ce fut le cas pour les centaines de propriétaires de OLEA qui après plus d’un an d’impayés a déposé le bilan en février 2010.
Enfin ils risquent d’être trompés lorsque contactés par des candidats a la reprise de la résidence « sauveurs » qui leur feront croire à leur solvabilité au vu de documents lacunaires ou seulement prévisionnels.
Sans un avocat spécialisé à leurs cotés, on les a trompé et on recommencera en leur faisant signer un bail aux clauses redoutables pour l’avenir.
C’est souvent le cas sur l’indexation ou sur la charge de l’entretien du bâtiment ou du mobilier mais bien d’autres clauses recèlent de réels dangers.
Après la faillite, bien des questions se posent :
A qui appartiennent les meubles des chambres mais aussi le mobilier de l’accueil, du restaurant etc ?
faut il les racheter ? et a quel prix ?
faut il créer une association de défense des propriétaires ?
peut on faire jouer « la clause résolutoire » inscrite au bail ?
puis je reprendre pour y habiter ?
quand puis je changer les serrures ?
puis je mettre mon lot en location par une agence ?
que doit on mettre dans la déclaration de créances en matière de privilège ?
quelle clause éviter ou ajouter dans le prochain bail ?
faut il payer les appels de charge du syndic de copropriété ?
que faire pour assurer la résidence contre l’incendie ou le squattage ?
devra t on payer une indemnité d’éviction au locataire si on ne renouvelle pas le bail ?
quand doit on rembourser toute la TVA déduite a l’achat ?
faut il se lancer dans la création d’une société entre copropriétaires pour la gestion de la résidence ?
peut on se retourner contre le promoteur ou certains vendeurs ?
comment se faire entendre de l’administrateur ou du liquidateur judiciaire ?
S’ils ne prennent pas avis auprès d’un avocat, spécialiste du droit, qui est un conseil indépendant dont les règles déontologiques ne lui permettent de recevoir aucune rémunération autre que celle de ses clients, ceux qui ont été trompés une 1° fois à la signature, une 2° fois lors des impayés, risquent bien de l’être une 3° fois.
L’avocat qu’ils choisiront ne pourra sans doute pas récupérer de l’argent, s’il est nommé après la faillite, mais il leur évitera d’en perdre d’avantage encore.
