Parmi les contrats à haut risque pour les acheteurs de résidence de tourisme ( ou d’hotel), il faut compter ceux qui sont muets sur la propriété des équipements communs, tels que le restaurant, le hall d’accueil, les locaux techniques, la piscine, le parking etc….
En effet si le règlement de copropriété ne précise pas que ce sont des parties communes, ces bâtiments ou terrains restent la propriété du promoteur ; et quand le promoteur appartient au même groupe que le locataire exploitant cela signifie que les copropriétaires auront beaucoup plus de mal à se débarrasser de ce locataire même s’il paye mal ou plus ses loyers.
En effet le promoteur, qui aura conservé la propriété des bâtiments ou équipements collectifs, fera savoir qu’il ne les louera ou vendra à aucun autre exploitant que sa filiale sauf à un prix faramineux : un formidable moyen de pression pour imposer aux propriétaires une baisse de loyer en fin de bail !
Les opérations saines sont celles ou les surfaces destinées aux services collectifs sont bien des parties communes et appartiennent donc à la copropriété.
Enfin lorsque le promoteur a vendu tous les lots mais n’a pas construit le batiment central qui lui appartient les copropriétaires n’ont même pas la « garantie d’achèvement » du banquier qui souvent est limitée à l’achèvement des lots des acquéreurs et rien de plus, comme dans un banal lotissement.
J’ai connu cette situation dans plusieurs résidences, notamment au Croisic, la résidence METEOR qui n’a jamais eu le restaurant et la thalassothérapie que METEOR devait construire , ou les hotels ANTIPODES ou le promoteur / gestionnaire conservait la salle des petits déjeuners, l’accueil et même les toilettes .
Il est scandaleux qu’on vous laisse acquérir dans de telles situations d’autant que après la faillite du locataire il vous faut racheter ces lots au liquidateur ou risquer de voir ces lots achetés par le nouvel exploitant qui dès lors vous tiendra dans sa main ; un piège redoutable.
0512

Bonne initiative que la création de ce blog à qui je formule mes voeux de réussite.
Il est temps que le ménage soit fait dans cette nébuleuse qu’est le système des résidences de tourisme où des personnes ou sociétés sans beaucoup de sens moral sévissent.
Ainsi, vos conseils auront été déterminants dans notre action contre le Groupe METEOR et dans le cadre de la reprise d’exploitation par la société MAEVA.
Merci de votre action
Jean-Marie LE METAYER ( Président-fondateur de l’association STERNES de ST GOUSTAN) .
Président du Conseil Syndical de la Résidence MAEVA LE CROISIC